Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les fouffes sans avoir jamais osé demander.

  • Coucou toi

    Flash Info Fouffes ? Mais qu'est-ce que c'est que ça ?! Mais qui êtes vous ?? Attends, ne sors pas les griffes, promis on va tout t'expliquer...

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  • Ça-gratte-la-chatte.com

    Que ça gratte ou que ça gratte pas, les vilaines IST sont peut-être là... mais les IST, c'est quoi ? Comment ça s'attrape ? Entre minettes, on est immunisé ? Comment éviter ces sales bêbêtes ? Allez, suis-nous...

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  • Chat perché !

    Les produits psychoactifs, tu connais ? Que tu joues ou pas à chat perché, on a des trucs à te raconter, pour que le jeu reste un plaisir et que la casse soit limitée...

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  • Take care of your minou

    C'est quand la dernière fois que chaton a fait son examen vétérinaire ? Ah pardon son examen gynéco ! Et sinon comment s'en occuper de son côté ? Allez viens par là qu'on en cause un peu...

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  • Ressources FSF

    Qui fouffe quoi à Lyon et ailleurs ? Une fouffelitude de personnes et d'assos font de merveilleuses choses pour toi. Viens découvrir et faire ton petit marché de ce qui t'intéresse...

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Trésors féministes


Nos histoires collectives et individuelles sont fantastiques ! 
Et que dire de nos archives, elles sont de véritables trésors !

Nos archives sont des ressources indispensables à notre état de bien-être (voir la définition de l’OMS dans la rubrique  "La santé sexuelle, qu’est-ce donc ?").  Pour être en « bonne santé », rien de tel que de connaître les trésors de notre histoire.

Alors nous te proposons de découvrir des archives qui nous inspirent, nous revigorent, qui nous font rêver… Cela te permettra de mieux nous connaître !

Bonne découverte de notre histoire des femmes, des lesbiennes, des bies, des trans, des non-binaires… via ces archives.



-      Quand des trésors rencontres des créations féministes d'aujourd'hui :

A l’occasion de la Marche des Fiertés 2018 de Lyon, le Collectif lesbien lyonnais a proposé « Parce que nos corps sont nos luttes… », exposition des créations des ateliers Clito-vulves et autres libellules qui se sont tenus de 2017 et 2018. 

Pour accompagner cette exposition, les militantes des ARCL (Archives Recherches Cultures Lesbiennes) ont sélectionné des archives de leurs collections. Ces archives nous permettent de découvrir la richesse des projets de santé menés par des collectifs féministes et/ou lesbiens des années 80 aux années 2000. En voici quelques photographies !


« La Feuille de la consult’ », ici le premier bulletin du groupe Santé Lesbienne de Paris.


Ici un extrait d’un chapitre de septembre 1995 intitulé « Santé lesbienne » rédigé à partir d’idées transmises par le groupe et rédigées par N.Genoux.


Le texte de l’enquête « Vous et votre santé » que le groupe Santé Lesbienne de Paris a publié dans Lesbia Magazine de septembre 1994. Une autre enquête avait déjà été diffusée via la revue Lesbia en 1986… et le tract de présentation de ce groupe Santé Lesbienne de Paris.


D’autres documents dédiés au clitoris ont été sélectionnés et présentés lors de cette exposition du C2L, comme « l’antisèche du clito » un fanzine joyeux de « contre-culture sensuelle » diffusé via le web en 2015.
Télécharger ce document via : http://lesinfemmes.blogspot.com/


Merci à l'équipe des ARCL  ! Pour les contacter et découvrir leurs collections : http://www.arcl.fr/




      Trésors numérisés

Nos trésors sont parfois numérisés. 
Nous te proposons de découvrir des trésors helvétiques des années 80 : ceux de la revue CLIT0007, « concentré lesbien irrésistiblement toxique : périodique lesbien, politique, féministe ». 



                                                                http://www.clit007.ch/

Bonne lecture !


Bientôt d’autres trésors féministes à découvrir dans cette rubrique :



Ceux de Montréal des Archives Lesbiennes du Québec, provenant de cette boite à archives...
Et ceux de Lestime à Genève !

et...

Savoirs du Faire


« Nos désirs font désordre » alors que dire de nos savoirs ! 

Depuis très, très, très longtemps les savoirs faire ont été minimisés, invisibilisés et niés par les ceux et celles en charge de nos institutions patriarcales.

Les savoir-faire forgés par les féministes sont tout particulièrement ignorés.

Pourtant nos « savoirs du faire », comme il nous plaît de les nommer, sont indispensables à notre bien-être, à notre bonne santé, à notre émancipation individuelle et collective… 
Ils nous servent à décupler nos plaisirs !


Alors nous te proposons de découvrir quelques-uns de ces « savoirs du faire » à partir des retours d’expériences de nos ateliers. 
Nous avons co-produit quelques-uns de ces savoirs. 


Ici l'atelier de gravure au Centre LGBTQIF le J'en Suis J'y Reste à Lille 
mené par les membres de la commission santé F. en 2012.


Exemple d’expériences de « Savoirs du Faire » : 

Les ateliers clito vulves et autres libellules du Collectif lesbien lyonnais.


Ces ateliers, menés de 2017 à 2018 au nombre de 6 jusqu’à présent, ont permis de fabriquer des organes internes et externes en pâte «fimo» faite maison, sans couleur prédéfinie (blanche) et/ou en couleurs.

Les ateliers donnent à voir des exemples comme source d’inspiration, mais non comme modèle à suivre. La pâte déjà prête à l’emploi, est autodurcissante à l’air libre, elle met une semaine pour bien sécher selon le volume des productions.

Des brochures sont disponibles et à consulter sur place, pour les personnes qui veulent juste regarder ou s’imprégner de l’ambiance.


L’origine de ces ateliers est issue de remarques peu valorisantes à l’égard de nos organes tantôt mal aimés voire méconnus. 
Ces derniers peuvent aussi être source de souffrance, de frustration ou de malaise.

Notre attention et notre tendresse pour ces plis, replis et pilosités ont transformé, autant que possible, notre imaginaire collectif par une courte et humble visite guidée et ont mis l’estime de soi au cœur de nos savoirs et de nos pratiques plastiques.



À l’heure où bon nombre de créations se dématérialisent il est plus que jamais primordial d’ancrer nos luttes dans un espace sensible, un espace indicible où nos souvenirs, nos peurs et nos espoirs peuvent se réconcilier. Le faire en tant que catharsis se révèle multiple tout comme nos désirs ... tout comme nos corps. 
L’atelier a mis en lumière notre imaginaire le plus riche, transformant des expériences douloureuses ou des émotions plus ou moins désagréables en plaisirs nouveaux. 

La maîtrise de nos représentations peut permettre de canaliser nos sentiments les plus forts en énergie positive pour accéder à l’empowerment. 
L’espace de ces ateliers ont vu se succéder des instants paisibles et confiants, mais aussi remplis d’humour et de doute... avec le même désir d’affirmation à chaque fois. Les mots sont parfois trop peu pour exprimer nos identités multiples et mouvantes.


C’est pourquoi nos créations sont aussi sources de plaisir. 
En effet nos sensations sont le sujet d’expérimentations plastiques par le modelage, qui deviennent une connaissance de nous-mêmes.




D'autres Savoirs du Faire seront bientôt partagés via cette rubrique.
Contactes nous si tu as envie d'enrichir cette rubrique. 



Body positive vs fat positive

Body positive vs fat positive …


Les réflexions sur la réappropriation de nos corps, sur la célébration de leurs beautés, le rejet des injonctions normatives patriarcales… ne datent pas d’aujourd’hui ! 

Mais grâce aux réseaux sociaux, des personnes se mobilisent pour faire entendre leur voix et créer des espaces « safe » afin que celles qui ne se reconnaissent pas dans les normes: minces, jeunes, valides, blanches, cis-hétéro… puissent renouer le dialogue avec leur enveloppe corporelle, prendre conscience de leur beauté et penser leur émancipation dans un monde qui les oppresse.
 
Dans les années 60, la « Fat-positivy » naît aux USA et dénonce la grossophobie de la société en critiquant ses structures oppressives. Ce mouvement se poursuit aujourd’hui et se développe dans d’autres pays notamment européens. Le courant body positive est issu de cette mobilisation. 

Dans les années 90, des américaines développent une multitude d’actions qu’elles réclament du « body positive » afin de permettre une meilleure acceptation de son corps et de lutter contre les injonctions négatives et les stéréotypes liés, entre autres, à la minceur.

De nombreux débats font rage actuellement concernant les « doctrines » Body positive vs Fat positivecertain.e.s disent que le mouvement Body positive est plus inclusif et bienveillant que le Fat positive. À toi de te faire ton propre avis.

Comme certain.e.s militant.e.s, nous pensons qu’un combat n’exclut pas l’autre et que l’on peut se battre à la fois contre la grossophobie et les autres injonctions faites à nos corps (validisme, cishétéronormativité, âgisme, racisme)  par cette société capitaliste et patriarcale.

Déjà ans les années 90, aux USA, des lesbiennes créent des fanzines dédiés à exploser la Fat Phobia. Tu peux te balader sur la banque de données de Queer Zine Archive Projet QZAP.  

Et bien avant, dans les années 70, les groupes féministes lesbiens s’attaquent à rendre visibles les mécanismes patriarcaux de hiérarchisation et d’exclusion des corps hors de la norme imposée.

Bref, une constellation passionnante d’initiatives à découvrir.
En France à la fin des années 80, AllegroFortissimo, une association plutôt straight se crée, et continue aujourd’hui de proposer ateliers, rencontres conviviales mais aussi mobilisations et actions de lobbying. 

Dans les années 90 surtout aux Etats-Unis, la mouvance Body positive visibilise la diversité des corps, combat les idées reçues concernant la santé des personnes obèses ou en surpoids.

Maintenant des européennes, dont certaines se revendiquent de ces mouvements, témoignent sur leur chaîne youtube afin de créer des espaces de soutien et de solidarité (voir par exemple le témoignage d’Emma une jeune lesbienne qui témoigne sur Cher corps

Il y a aussi : Gras Politique (et ici aussi) qui « lutte radicalement contre les oppressions grossophobes systémiques », par exemple en organisant des cours de Yoga dédiés aux personnes hors de la norme corporelle, ou encore en mettant en place une liste de médecins « safe » ou à fuir, vis-à-vis de la grossophobie médicale largement subie par les personnes grosses de la part du corps médical. 
Sans oublier le livre à emmener partout pour lutter contre les discriminations ordinaires "Gros n'est pas un gros mot"

Aujourd’hui, grâce à l’avènement des réseaux sociaux, ce sont plutôt des voix individuelles qui s’élèvent sur le net, des fanzines et des performances et créent une communauté d’actrices passionnées.

Ainsi la fem bruxelloise Cathou et son tumblr  les poèmes alternent avec de superbes photos (d’icônes comme Beth Ditto mais aussi de personnes trans à découvrir…). Elle propose aussi des fanzines (« Grosse et fière »,« Grossophobie ») qu’on peut lui commander !

Et il y a Olga et son utOptimiste qui nous parle de body postivity, de féminisme et de luttes queer,  qui diffuse de merveilleuses et inspirantes images ainsi que de précieuses ressources en matière d’activisme fat et body positive.


Et pour bouger nos corps, nous pouvons suivre l’activiste « body liberation » américaine BevinBranlandingham et sa « FatKid dance Party » , qui est un cours de « fitness » bienveillant, inclusif et festif, loin du culte de la performance et de la minceur des salles de sport habituelles mais aussi http://queerfatfemme.tumblr.com.
  
Alors à chacun.e de faire son cocktail de réflexion : une dose de Body positive, un soupçon de Fat positive et une bonne dose d’énergie féministe queer ou l’inverse ou encore un autre mystérieux dosage … Bref à chacun.e de chercher et de tester sa recette de réappropriation de son propre corps et de la partager avec les autres pour continuer de répandre nos réflexions et nos envies de corps-nous-mêmes (un clin d’œil à nos ainées des années 70) !

Quelques pistes de lecture pour continuer de se faire sa propre idée :
Et quand d’autres personnes témoignent de leur vécu ça nous donne de la force et une meilleure connaissance d’autres réalités :
Les vidéos Vivre avec  
https://herminesed.wordpress.com/

D’autres choisissent la peinture comme Cocopirate (programmée en 2017 par Frisse à Lyon) ou la vidéo pour s’exprimer et se rendre visible en brisant les injonctions au validisme, comme Laurence et Hélène* invitées par Frisse lors de la quinzaine des fiertés en 2017 à Lyon.
*Cerveaux mouillés d’orages, réalisé par Karine Lhémon son premier long métrage documentaire. L’histoire de Laurence et Hélène, un couple en situation de handicap.